Alertes et dérives

Être prévenu d’une dérive de consommation, sans être noyé de fausses alertes

Le problème d’un système d’alerte n’est pas de détecter : c’est de ne pas crier pour rien. Une alerte qui se déclenche chaque nuit finit filtrée dans une règle de messagerie, et le suivi est mort avec elle. Softee traite le bruit comme un paramètre de premier rang, pas comme un réglage avancé.

Pour les responsables énergie et les équipes d’exploitation qui veulent apprendre une dérive en quelques jours, plutôt qu’à la facture du trimestre suivant.

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Sur quoi peut-on poser une alerte ?

Sur quatre familles : la dérive de consommation, la facture, la période et le capteur lui-même. Les deux dernières comptent autant que les premières : une consommation nulle un jour ouvré et un capteur muet sont des informations, et souvent les plus urgentes.

La portée d’une alerte se cible sur des sites, des indicateurs, des types de capteurs ou des capteurs précis. Sa granularité va de la minute au mois, son agrégation de l’heure au mois, et une plage horaire d’application peut la restreindre — de quoi surveiller la consommation en dehors des heures d’occupation sans se faire réveiller par la consommation normale de la journée.

À quoi une alerte compare-t-elle la valeur observée ?

Cinq modes de comparaison sont disponibles : un seuil, une somme, une moyenne, une dérive ou un pic de données. Le seuil se fixe en valeur absolue ou en pourcentage, sur trois niveaux de gravité : information, avertissement, critique.

Quatre références temporelles sont possibles : le mois précédent, le même mois de l’année passée, la semaine précédente ou la même semaine de l’année passée. Les deux références annuelles sont celles qui comptent en énergie, puisqu’elles comparent une période à son équivalent saisonnier plutôt qu’à la période qui la précède.

Comment Softee évite les fausses alertes ?

Par deux mécanismes réglables, distincts et cumulables. Aucun des deux n’est de l’apprentissage automatique : ce sont des paramètres que vous lisez et que vous pouvez contredire.

Période de silence

Après un déclenchement, l’alerte se tait pendant une durée que vous fixez. La valeur par défaut est de 24 heures.

Vérification différée

Une seconde vérification peut être exigée, à distance de la première, avant que l’alerte ne se déclenche vraiment. Un pic isolé ne réveille personne ; une dérive installée, oui.

Gravité minimale

Le niveau de gravité à partir duquel l’e-mail part se règle par alerte. Une alerte d’information peut n’alimenter que le journal.

Qui est prévenu, et comment ?

Les destinataires sont définis alerte par alerte, avec le niveau de gravité minimal qui déclenche l’envoi de l’e-mail. Une alerte critique écrit ainsi à l’astreinte quand une alerte d’information reste au journal. L’activation des alertes et l’envoi des e-mails disposent chacun de leur interrupteur au niveau de l’organisation.

En parallèle, tout arrive dans un journal d’événements : un tableau de bord des alertes, l’historique par alerte ou par site, et l’acquittement d’un événement à l’unité ou en masse. La durée de rétention des événements se règle en mois.

Quand les alertes sont-elles évaluées ?

Chaque jour, automatiquement, par une tâche planifiée qui s’exécute après la collecte et le calcul — l’ordre compte, sans quoi on évaluerait des données de la veille. Un utilisateur peut aussi forcer l’évaluation d’une alerte ou de toutes, ce qui est le moyen de tester une règle qu’on vient d’écrire sans attendre le lendemain.

Ce que cette page ne prétend pas

  • Pas de notification SMS, ni de webhook sortant. La notification d’alerte est un e-mail aux destinataires définis. Le seul autre chemin sortant du produit est une file de messages, utilisée par les exports planifiés.
  • Pas de détection par apprentissage automatique. Les règles d’alerte sont des règles : seuils, sommes, moyennes, dérives, comparaisons à une référence. Elles sont explicites et vérifiables, et nous ne les habillerons pas d’un vocabulaire qu’elles ne méritent pas.

Questions fréquentes sur les alertes de dérive

Quatre familles : dérive, facture, période et capteur. La portée d’une alerte se cible sur des sites, des indicateurs, des types de capteurs ou des capteurs précis ; sa granularité va de la minute au mois, son agrégation de l’heure au mois, et une plage horaire d’application peut la restreindre — ce qui permet de surveiller la consommation hors des heures d’occupation.
Par deux mécanismes cumulables : une période de silence après déclenchement, réglable et fixée à 24 heures par défaut, et une seconde vérification différée qui peut être exigée avant que l’alerte ne se déclenche réellement. Les seuils se fixent par ailleurs en valeur absolue ou en pourcentage sur trois niveaux de gravité, et le niveau minimal qui déclenche l’e-mail se règle alerte par alerte, ce qui permet de réserver la notification aux cas critiques.
À l’un de cinq modes de comparaison — seuil, somme, moyenne, dérive, pic de données — et à l’une de quatre références temporelles : le mois précédent, le même mois de l’année passée, la semaine précédente ou la même semaine de l’année passée. Les deux références annuelles comparent une période à son équivalent saisonnier, ce qui est la comparaison qui a du sens en énergie.
Chaque jour, par une tâche planifiée qui s’exécute après la collecte des données et le pipeline de calcul. Un utilisateur peut également forcer l’évaluation d’une alerte ou de toutes les alertes à la demande, ce qui permet de tester une règle immédiatement après l’avoir écrite.
Non. La notification d’alerte est un e-mail adressé aux destinataires définis sur l’alerte, au-delà d’un niveau de gravité minimal. Il n’existe pas d’envoi de SMS ni de webhook sortant dans le produit ; le seul autre chemin sortant est une file de messages, utilisée par les exports planifiés.
Non, et c’est un choix que nous assumons plutôt qu’une lacune que nous cachons. Les règles sont explicites : seuils en valeur absolue ou en pourcentage, sommes, moyennes, dérives, comparaisons à une référence temporelle. Vous pouvez les lire, les régler et les contredire — ce qui n’est pas le cas d’un modèle dont on ne sait pas pourquoi il a crié.

Apportez la dérive que vous avez ratée

Une consommation qui a filé pendant deux mois avant que quelqu’un ne s’en aperçoive. Nous regardons ensemble quelle règle l’aurait attrapée, à quel moment, et ce que la fréquence de remontée de vos compteurs permet réellement.

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