Méthode · Traçabilité · Contrôle automatique

Comment nous décidons de ce que ce site a le droit d’écrire

Un site d’éditeur de logiciel affirme des choses que son lecteur ne peut pas vérifier. Nous avons pris le problème dans l’autre sens : plutôt que de promettre d’être rigoureux, nous avons rendu la publication d’une phrase non sourcée mécaniquement impossible. Voici comment, et où s’arrête ce que ce dispositif garantit.

Pour qui instruit un achat, compare des éditeurs et souhaite comprendre comment les informations publiées sont vérifiées.

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Pourquoi cette page existe

Chaque page de ce site portait autrefois un tableau « Sources de cette page », en pied de document. Ces tableaux ont été retirés : douze répétitions du même mécanisme prenaient de la place et n’expliquaient rien, puisque personne ne lit douze fois la même colonne.

Ce qui a été retiré, c’est l’affichage, pas la discipline. Les références n’ont pas disparu, elles ont changé d’endroit : elles vivent dans le dépôt qui construit ce site, dans un fichier unique, et cette page-ci les remplace en expliquant le système une fois pour toutes.

Les quatre questions posées à chaque phrase

Avant d’entrer sur le site, une phrase factuelle doit passer quatre filtres. Ils garantissent que les informations publiées sont étayées.

1

D’où vient-elle ?

Une affirmation sans référence de code ni source publique datée n’est pas une affirmation, c’est une supposition. Elle est retirée, jamais adoucie : une phrase vague est une phrase fausse à laquelle on a enlevé les moyens de la contredire.

2

Le code le fait-il, ou est-ce prévu ?

Une fonctionnalité qui existe dans un document de conception, dans un commentaire, ou derrière un réglage désactivé n’est pas une fonctionnalité livrée. Nous vérifions contre ce qui tourne, et nous n’annonçons rien au futur.

3

Est-ce une capacité ou un résultat ?

« Suit la consommation par site » se prouve dans le code. « Réduit votre facture de 20 % » exige une mesure documentée et son contexte. Une capacité et un résultat ne se confondent pas.

Le registre des affirmations

En amont du site, un registre de capacités décrit ce que le produit fait réellement, ligne par ligne, chacune renvoyant à un fichier et à une ligne de code à un commit figé. Ce registre est la seule matière première autorisée pour une affirmation produit.

En aval, chaque valeur que le site affiche est déclarée dans un registre d’affirmations, un fichier unique du dépôt. Chaque entrée porte la phrase, sa preuve, la réserve qui l’accompagne s’il y en a une, et un statut qui décide de ce qui peut en être fait.

Prouvé par le code
La capacité est démontrée par du code qui tourne, à un commit précis. C’est le statut de la grande majorité des affirmations produit du site.
Source publique datée
Un texte réglementaire ou une page officielle, cité avec son article ou sa page, sa version en vigueur et la date à laquelle nous l’avons lu. La date fait partie de la source : une réglementation change.
Vérifiable sur ce site
Un fait sur ce site lui-même — qu’il ne dépose aucun cookie, par exemple. Sa preuve est le code du site, et le contrôle automatique la revérifie à chaque construction.
Fourni par l’entreprise
Une information que seule la société peut sourcer : un tarif, une identité légale, un lieu d’hébergement. Elle ne part pas sur un site indexable tant que la direction ne l’a pas explicitement confirmée, et le registre garde côte à côte d’où vient la valeur et qui l’a confirmée.
Interdit de publication
Une phrase que nous nous refusons à écrire, conservée avec le motif du refus. Elle est conservée précisément pour qu’elle ne soit pas réintroduite de bonne foi dans six mois par quelqu’un qui n’aurait pas connu la raison.

Le contrôle qui fait échouer la construction

Une discipline que rien ne contrôle est une bonne intention. Un programme du dépôt lit donc les pages construites — les octets qui seraient réellement servis, et non les fichiers de contenu — et refuse de laisser passer :

  • une phrase appartenant à une affirmation interdite, cherchée par motif et non par citation exacte, pour attraper la reformulation autant que l’original ;
  • un montant que la grille tarifaire ne sait pas produire, y compris un prix d’appel qu’aucun palier ne donne ;
  • une mention légale obligatoire manquante, ce qui rend une mise en ligne mécaniquement impossible tant que l’identité de l’éditeur est incomplète ;
  • une ressource chargée depuis un autre domaine ou un cookie déposé, puisque la politique de confidentialité affirme qu’il n’y en a aucun ;
  • un défaut de structure du document : titre absent, plusieurs titres de premier niveau, saut de niveau, lien canonique manquant, indexation qui se contredit d’un fichier à l’autre ;
  • une rupture de parité entre les questions affichées et les données structurées, ou entre la page française et sa traduction anglaise.

Deux niveaux de sévérité, et la différence compte. Une affirmation interdite fait échouer toutes les constructions, y compris celles de préproduction. Une affirmation en attente de confirmation s’affiche en préproduction et fait échouer la construction destinée à être indexée : autrement dit, mettre le site en ligne oblige à trancher les questions ouvertes, au lieu de les laisser derrière soi.

Ce que cette méthode ne garantit pas

Le dispositif ci-dessus a des bords, et les taire ferait de cette page le contre-exemple de ce qu’elle décrit.

  • Vous ne pouvez pas le vérifier vous-même. Le dépôt qui porte ce site et le registre de capacités ne sont pas publics. Si une phrase du site vous intéresse assez pour en demander la référence, demandez-la nous : nous vous donnons le fichier et la ligne. C’est le seul chemin, et nous préférons le dire que laisser croire à un dépôt ouvert.
  • Un contrôle automatique attrape des motifs, pas des sens. Il refuse une phrase qu’il reconnaît ; il ne détecte pas une exagération inédite. Ce qui l’attrape, elle, c’est la relecture — et le fait qu’une affirmation nouvelle doive d’abord entrer au registre, ce qui oblige à écrire sa preuve avant d’écrire la phrase.
  • Une source datée vieillit. Les citations réglementaires de ce site portent leur date de consultation parce qu’un texte se modifie. Une date de consultation ancienne n’invalide pas une phrase, elle vous dit quand la revérifier — et c’est aussi pour cela qu’elle est affichée.
  • Cette méthode ne rend rien vrai. Elle rend le non sourcé difficile à publier. C’est plus modeste que la garantie que ce genre de page annonce en général, et c’est ce que nous pouvons tenir.

Questions fréquentes sur notre méthode

Parce que le produit ne mesure pas d’économie réalisée. Il compare une année à la précédente et à un objectif que vous fixez ; il ne sait pas attribuer une baisse de consommation à son propre usage. Un chiffre de réduction est un résultat documenté, avec une méthode et une période, et non une propriété du logiciel.
La construction du site échoue. Chaque valeur factuelle doit exister dans le registre d’affirmations du dépôt ; une page qui référence une clé absente ou interdite fait échouer la construction, et un programme relit ensuite les pages construites à la recherche des phrases refusées, des montants que la grille tarifaire ne produit pas et des défauts de structure. Une phrase entièrement inédite peut passer ce contrôle : c’est pourquoi une affirmation nouvelle doit d’abord entrer au registre avec sa preuve, ce qui oblige à établir la preuve avant d’écrire la phrase.
Pas en ligne : le dépôt qui porte ce site et le registre de capacités ne sont pas publics. Ce que nous pouvons faire, et que nous faisons volontiers, c’est vous donner la référence derrière une phrase précise — le fichier, la ligne, le commit ou le texte officiel avec sa date de consultation. Demandez-la par le formulaire de contact en citant la phrase qui vous intéresse.
Parce qu’un texte change, et parfois là où on ne l’attend pas. L’échéance de déclaration du dispositif Éco Énergie Tertiaire, par exemple, ne figure pas dans le décret mais dans un arrêté, qui a déjà été réécrit : deux signatures ministérielles suffisent à la déplacer. Une citation sans date laisse croire à un état permanent. Avec sa date et sa version en vigueur, elle vous dit ce que nous avons lu, quand, et à partir de quand il faut le relire.
Non, et nous préférons le dire. Elle garantit qu’une affirmation non sourcée est difficile à publier et qu’une affirmation refusée ne peut pas revenir par inadvertance. Elle n’attrape pas une exagération inédite, elle ne remplace pas la relecture, et elle ne transforme pas une source datée en vérité permanente. C’est une réduction du risque documentée, pas une promesse d’exactitude.

Demandez-nous la référence derrière n’importe quelle phrase

Prenez une phrase de ce site qui compterait dans votre décision et demandez-nous d’où elle vient. Nous vous donnons le fichier et la ligne, ou le texte officiel avec sa date de consultation. Si nous ne pouvons pas, la phrase sort du site.

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